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1994

 

 

 

Nous sommes maintenant à Grenoble, le campus, l'amphi, la cité U, le droit et les TD, avec notamment J.C. Gaffner, le suisse qui travaillait à la swissair pendant les vacances, les restau U, les super moments avec Jean Marie F, Huguette T, les déplacements éclairs en Bourgogne, les soirées animées, Jean Louis, la guitare...la nuit blanche avec Bulleux, Thib, etc..., la partie de boules entre 6 h et 8 h du matin devant le vélodrome qui surprenait, à juste raison, les employés qui se rendaient au travail...Les retours à Crest le week end, les commentaires devant les tasses de café, et les parties de tarots, à "l'enclume" avec Claude Bourde, Matthieu, Farvacque, Bulleux, et M. Lamare, sans oublier quelques fameuses soirées à Vaulnaveys ...

 

Quelques années après, en 1974, Jacqueline et Yves ("Stone et Charden") se mariaient, après l'annonce faite aux parents par l'entremise de Pierrot Barnier, et de multiples préparations assurées avec les parents respectifs autour de bonnes tables à Crest et à Saillans...le mariage fut aussi une grande fête (le foyer de St Louis était presque trop petit) et tous les participants (organisateurs et invités) s'en sont souvenus longtemps, à Chabrillan sur l'aire, à Saillans, à Montoison, puis à Marignane (chez Mich, et de nombreuses fois chez lui, en raison de l'ambiance extraordinaire de ses amis BZ et de son accueil familial et amical, toujours chaleureux)... L'excellent film, alors réalisé, pourra toujours témoigner de cette belle fête !

 

L'année suivante, c'est le souvenir du super week-end, totalement imprévu, à la toute nouvelle station de ski de Val Thorens, avec Aldo Z., au restaurant "la raclette" que nous avons même tenu, tous les deux et deux jours durant, à la demande du propriétaire qui devait repartir sur Chambery ! les repas étaient assurés par Aldo, le bar tenu ensemble, l'ambiance animée avec les premiers habitants de la station, puis avec l'arrivée nocturne de la championne olympique Marielle G. surprise de l'ambiance qui régnait à sa station...Quel week-end !... et quels moments de rigolade... un souvenir inoubliable !

 

Le foot à Montoison : Initialement recruté au FCM par Marcel et Jean-Jean en 1969, puis séduit par l'ambiance du premier jour (le premier tournoi de sixte gagné avec Dédé M +, Philippe L., Jean Jean S., Marcel S. et Jean-Michel M.) terminé par un méchoui sur la place d'Ambonil avec Serge G., José, Lili, Marylou et Paquito Q., Tintin F., Jean Pierre C., Pierrot D., Simon C., Antoine B., etc..

les saisons complètes avec l'équipe de ce beau club, les déplacements, les matchs, le rôle hyperactif du président bénévole, Jacques Gey, les dimanches soirs inoubliables, d'abord au stade, puis chez Faure, puis aux restos et très souvent chez Pierrot D. à Vaulnaveys (avec Jean Michel T., mais aussi avec Bulleux et une partie de l'équipe de l'enclume) le lièvre écrasé au retour dans la nuit avec Paquito et "le grand Simon" avec sa 3cv bleue, puis le civet 2 jours après, à Beaumont chez Jean Pierre ... jusqu'au jour du choc avec un joueur d'Ancone, à Montoison, choc qui m'a contraint à une immobilisation du genou gauche pendant des semaines (rupture des ligaments) qui a obligé mon père à m'emmener au travail à Valence pendant tout ce temps, qui m'a écarté de sport pendant des dizaines années... et qui laissera des traces toute la vie.

Mais c'est aussi la période des vacances d'été en Espagne (Alicante, Benidorm, Murcia, Elce -le 15 aout !-, santa Pola, l'Altet ...) avec Claudet, Marcel, Yves, Coco, Marylou, José, Liliane, le flamenco, les paellas, les grillades ... surtout de poissons -sauf pour Claudet qui préférait les cotelettes grillées et les "polos" rôtis- le tout précédé de tapas à n'en plus finir, comme ce dimanche matin à Alicante, avec bières, moules et gambas grillées (et je vous assure, le tout pour moins de 5 F /personne ! soit moins d'1 euro).. Je me souviens bien aussi du séjour en résidence-piscine à l'Altet -où Magali avait fait seule, sans savoir nager, la première traversée de piscine avec des brassards verts aux bras-, et avec, chaque jour vers 15h, la petite camionnette qui klaxonnait et son conducteur-pêcheur qui criait: "Gambas, y Merillooones, y Calamaaaares !"... E viva Espana !

Quelle belle époque !


Puis, c'est le service militaire (il était alors de 12 mois, et 11 furent ... paradisiaques !) dans la marine nationale, d'abord 6 semaines à Hourtin (33) pour les classes, les vaccins, le permis de conduire militaire (l'épreuve consistait à emmener le chef -un quartier maître ppal- boire une bière chez lui, à 5 kms du régiment, et à revenir sans entrave à la caserne !...) puis le reste à Toulon (préfecture maritime) et enfin Baudouvin (résidence PREMAR) avec des souvenirs aussi nombreux (Tennis et Piscine à Baudouvin, Golf et cigares à Valcros, R4 et R16 la semaine, Jeep le week end, etc...) qu'incroyables !!! (comme la connaissance du Vice-Amiral d'escadre qui avait rejoint, avec son navire et ses marins, le général De Gaulle en Afrique du Nord pendant la 2ème guerre mondiale, refusant ainsi de saborder son navire à Toulon, face à l'arrivée allemande en France sud; Bernard et Nelly V. de Liévin, ainsi que tous les appelés dont Philippe le cuisinier, et les autres militaires, alors affectés à Baudouvin).

 

Ces années là, on avait vu "Serpico" avec Al Pacino, et surtout  vu le fim "Emmanuelle" de Just Jaeckin qui passait partout en France (les espagnols venaient même en masse, et en bus à Perpignan pour le voir, car il était interdit en Espagne -Franco veillait à la censure !-) puis, un peu plus tard (1974) on avait vu le film "Les valseuses" de Bertrand Blier, tourné en partie dans la Drôme, et on écoutait les "tubes" de Michel Polnareff, de Johny Halliday, et d'autres chansons comme  "j'ai encore rêvé d'elle" du groupe  "Il était une fois" et toujours "Le sud" de Nino ferrer et "je t'aime moi non plus" de Gainsbourg et Birkin.

 

Ensuite, mon premier travail, à la préfecture de Valence, recommandé pour cela, par l'excellent Roger (le producteur d'ail qui m'a, de fait, guidé vers la fonction publique) auprès du secrétaire général de la préfecture (Jean J.) premier collaborateur du préfet (Claudius B), le poste occupé au service intérieur pendant un an et demi (avec M. R. Haz.. et Eliane F)....puis c'est le concours de secrétaire administratif.. avec l'écrit à Lyon (Gerland), le stress de l'oral à Paris (place Beauvau), le résultat favorable, la nomination à ... Toulon ! Incroyable, c'est là où j'étais à l'armée... Quels moments ! Tout cela mérite que j'y revienne posément.

 

Ensuite, c'est la préfecture à...Toulon (décidément..!). C'était alors le temps de l'après transfert de la préfecture du Var -de Draguignan à Toulon-, avec les préfets Robert, puis  Paul Feuilloley -qui signait les documents en rouge-, le président du CG, Edouard Soldani- qui lui, signait en vert !- les Secrétaires généraux successifs, MM. Guizard, puis Roger Gros, sans oublier le jeune et ambitieux directeur de cabinet M. Bernard B. qui deviendra ensuite à plus de 62 ans... préfet de police de paris - le temps de découvrir le travail qui m'était demandé avec Benoit C., le temps aussi de mon premier logement au Brusc à Six-Fours, chez Tino A., avec son fils Michel, le pêcheur de merlans, puis ensuite chez "Nicou" Ravel, le pêcheur de rougets, avec la casquette blanche et le foulard rouge (et ses fameuses bouillabaisses ...) puis le service du personnel au Bd Foch (où j'ai commencé à travailler sur des statuts particuliers et des reclassements de personnels des collectivités locales, avec Gilbert R. et Sylvette R.) le souvenir des dracénois (dont Benoit C., Alfred T.) venus "contraints" à Toulon du fait du transfert (inédit depuis) de la préfecture de Draguignan et qui parlaient en corse pour se distinguer et s'amuser des nouveaux jeunes fonctionnaires que nous étions  (Dominique S., René M., Gérard B., Dominique C., Sylvette R., Odile G., Nicole A., Laurence F.,  mais aussi avec bien d'autres dont les prénoms m'échappent) tous les services alors installés dans un ancien immeuble d'habitation requisitionné par l'Etat (Bd Foch), l'ambiance et l'état d'esprit dynamique, jeune et festif qui régnait au secrétariat général, où le rire l'emportait toujours, puis les week-ends avec Claudet au Castellet, circuit Paul Ricard -où nous avions eu accés à la piste et aux stands des équipes-, ou alors alternativement, à Six-Fours et Aix, mais aussi à Marignane chez Michou...

Ensuite c'est la rencontre de Clo, à la préfecture ... puis le quartier de la Colette, la rue Bosano ...  le marché de Toulon ... les fiançailles de Y, puis le concours des IRA, en 1979, l'affectation à Lyon-Villeurbanne (grâce en partie, au sous préfet Roger G. qui pensait que j'avais des enfants en voyant ceux de Sylvette R. courir près de moi, à mon pot de départ !...) puis la scolarité (rémunérée !) de deux ans, les collègues de la 5ème promo de l'IRA, Roland P et Marc O, les deux collègues avec lesquels j'ai conservé quelques relations...(un autre, devenu sous préfet et m'ayant vu sur un annuaire administratif, m'a appelé en 2007 -soit 26 ans après- pour me demander... de "déroger" à un texte pour un de ses administrés ! Je tairais le nom de ce jeune sous préfet !). Ce sont aussi les aller-retours les week ends à Toulon (avec la 104 jaune achetée à Dominique, puis la golf diesel rouge achetée au Puy) avec Jean-Paul G.  ... Puis, le Diplôme d'Administration Publique obtenu,  c'est l'affectation en ... Haute Loire ... le sentiment de retourner 20 ans en arrière !... C'était alors avec le préfet Mailfet, puis Yvon Ollivier lequel avait présenté aux élus de HL, quelque peu désemparés, les conséquences directes de la loi de décentralisation ... sur laquelle il avait lui même oeuvré en administration centrale. (je me souviens aussi que le vendredi matin il fallait, l'hiver, téléphoner à l'auberge du col de la Chavade pour vérifier si la route vers l'Ardèche était ouverte afin de pouvoir traverser le plateau de la HL !) mais aussi et surtout, le bonheur et le plaisir de découvrir la Nature, et des gens super sympas, vrais et authentiques, (mais aussi la vraie charcuterie et le bon saucisson dont le prix était resté à 49,90 F le Kg pendant les 4 années de mon séjour au Puy en Velay...quelle belle époque !) Avec les excellents collègues Philippe K., Annick T., Jean A., Paul S...(etc) , que de trés bons souvenirs en réalité...!  A cette époque (82-83) j'avais en charge le contrôle de légalité des actes du département (que personne ne voulait initier en HL, car le président du CG était nationalement connu) et je me souviens avoir rédigé le premier recours en annulation d'une délibération du conseil général de HL devant la TA de Clermont-Fd. tout juste quelques mois après après la loi de décentralisation de 82 !... et j'ai appris quelques années après que le recours avait "prospéré" et abouti !

 

Toutes ces années là, on regardait la TV, le dimanche en début d'aprés midi, avec la célébre équipe du petit rapporteur de Jacques Martin, avec aussi Thierry le luron et ses superbes imitations, et on écoutait "Lili voulait aller danser" et "Femmes, je vous aime" de Julien Clerc et "que la musique est bonne" de JJ. Goldman et "les lacs du Connemara" par Michel Sardou....et tant d'autres artistes.

 

De retour dans le Var après une opération du genou à Hyères -Giens- (Docteur Caudal), c'est une toute nouvelle vie qui commençait avec Clo, Yanne, puis ses parents et grands parents, Yvonne et Maurice, son frère Jacky avec Nicole et Pascale, à Sanary, ainsi qu'à Toulon -quartier la colette- avec Ubix,  puis à Six-Fours, les lones, puis à Salernes...

 

Je garde aussi de cette époque le souvenir d'un voyage éclair de 3 jours au Pays de Galles, avec quelques amis dont Jacques D. et Raymond V., après passage par Paris, puis Londres jusqu'à l'Arms Park de Cardiff (aujourd'hui dénommé le Millenium stadium) avec la victoire du XV de France sur les gallois grâce à un essai de Serge Blanco, la soirée  qui s'en est suivie et le repas avec toute l'équipe de Jacques Fouroux, dont Sella, Garuet, Blanco, au St Mellon's Golf Hotel où nous étions logés et nous étions, de plus, le week end de la St Patrick fêté par tous les irlandais et gallois, présents au même hotel !!! Quel souvenir extraordinaire !

 

C'est aussi l'époque de Coluche, à la télé et dans tous les coeurs !  Avec le loto des "restos du coeur" à la mairie de Toulon, gagné par Clo (une semaine à Avoriaz) !...  Le travail à la nouvelle préfecture, avec de nouvelles responsabilités, c'était au temps des préfets Ch-Noël H., Henri H., François L., puis des Secrétaires généraux:  Jacques P., puis Henri M., Pascal M.,  des sous-préfets René A., Marc C. etc... (j'y ai même connu un directeur un peu handicapé... "promu en récompense de son volontariat pour Toulon"...et qui, en allant à une réunion sur le RMI, disait tout fier, à sa secrétaire : "je vais aux pôvres !"... le pauvre !) le contrôle de légalité des actes communaux, puis les mines (essentiellement de Bauxite dans le Var, notamment une qui menaçait, en sous sol, la magnifique abbaye cistercienne du Thoronet) les carrières et toutes les installations classées (il y aurait à dire au sujet des "installations classées") ensuite la culture et le tourisme (Que de souvenirs sur les contrôles et les classements de campings et de villes fleuries), l'urbanisme et le logement (avec quelques  redondances sur la gestion du parc locatif aidé par l'Etat, mais aussi les politiques départementales trés orientées sur le développement des maisons de retraite, des golfs avec programmes immobiliers... les pressions, visibles et invisibles -comme les "affaires" nées de certains membres de la loge maçonnique de la Seyne sur mer-) puis c'est l'environnement (Dans le Var, département extraordinaire de beautés naturelles, peu de gens et de services se préoccupaient des sous sols et des vallons, rapidement comblés de gravats et bien d'autres choses...) la commission départementale des Sites, perspectives et Paysages (je me souviens précisément de Jacques P, conseiller d'Etat et de chacun des membres de la commission, fonctionnaires et membres d'associations varoises de protection de l'environnement, architectes, dont l'architecte des Bâtiments de France, Martial F.,  Marie-Paule P., Maïa D., et Mireille C.) avec les procédures d'enquêtes publiques et de protection des sites au titre de la loi de 1930 (Quels bons souvenirs des procédures de classement de l'Ile de Porquerolles, du cap Sicié, des gorges du Verdon, du rocher de Roquebrune/Agens, du mont Faron...). C'est pendant cette période, que les préfectures devaient aussi mettre en place des "cercles de qualité", un programme intéressant prôné par le préfet d'alors, mais qui se limitait à des apparences d'amélioration, rien de grande qualité n'en est sorti.... Puis, c'est le concours d'attaché principal à Paris (classé 2ème national) alors, ce sont les fonctions de chef des services du secrétariat général en 1993 et ce, jusqu'en 1996, date de ma nomination à Draguignan, pour diriger le service des pensions du ministère de l'intérieur. (Je remercie encore tous les collègues de mon pot de départ de Toulon, fêté sur la terrasse de la cafeteria, avec le SG d'alors, Pascal M., et du cadeau reçu à cette occasion : un téléphone portable de la 1ère génération... c'était début juillet 1996 !).

A propos de souvenirs précis et de mémoire étonnament ciblée, je vous assure et vous allez rire, que je garde encore dans la bouche, comme si c'était hier soir, le goût tout particulier du "hot-dog" mangé à la gare de Lyon, après l'oral du principalat (réussi) et juste avant de prendre le train-retour de nuit pour Toulon..!..

ou alors les savoureux moments passés avec les amis d'alors (René, Jacques, Jacqueline,  etc) à table, sous les platanes et prés des vignes et des oliviers de Carnoules ou Puget ville, le bonheur était toujours au rendez vous de ces moments....C'est incroyable comme la mémoire peut être aussi précise ...!

 

Au total, plus de vingt ans (1978-1998) vont passer ainsi, à toute vitesse, mais avec d'énormes plaisirs professionnels et humains...

 

Puis, c'est le décès après l'opération à Lyon de Charlot, le rythme régulier de semaines de travail à Toulon, de week ends à Crest et de vacances à Salernes, à jardiner, à promener sur les sentiers du Deffends (Ce nom de quartier que l'on retrouve dans bien des communes, est en fait le nom donné aux terrains naturels que le "seigneur" du coin avait décidé de défendre -d'interdire- à toutes cultures, en raison de leur intérêt naturel ! Les seigneurs-propriétaires, étaient bel et bien de sages précurseurs de l'écologie !) puis avec Clo, Ubix, Ola, à ramasser au milieu des oliviers "partis en sauvagerie"  dans le thym et les romarins, de fameux champignons (les safranés, les sanguins, les petits gris ou grisets, les violets, les morvellous...) la salade des champs (la coustelline et le mourre de puor) les pêches de vigne, les asperges sauvages, les olives, et même les truffes (mais que je trouvais surtout, le samedi matin, au marché d'Aups..)...!

 

LE BONHEUR (dont je n'avais pas vraiment conscience)

la joie et l'insouciance, accompagneront toutes ces merveilleuses années...

 

Puis la maladie de Clo va rythmer la suite pendant 4 ans, avec les bonheurs procurés par la chirurgie à Marseille (Institut Paoli-Calmettes) par les résultats médicaux encourageants, puis le stress des nécessaires reprises de traitement, à nouveau l'attente des résultats périodiques, la pousuite de traitements lourds et fatiguants, une bien longue épreuve pour elle, puis pour nous et les proches bien peu nombreux comme souvent malheureusement, en pareilles circonstances.

Elle sera finalement emmenée par cette trés injuste maladie en 2004 ... Elle laissera, à tous et toutes les personnes qui l'ont connue, le souvenir d'une femme de coeur, sensible, charmante, élégante, et toujours rassurante.

 

Moins d'un an avant, c'était Claudet, alors tout jeune retraité dans la maison de famille, quasi-totalement restaurée grâce à lui, qui était subitement hospitalisé à Crest, la maman seule, qui est inquiète et qui téléphone souvent. Les centaines et les centaines de kilomètres en voiture entre Salernes, Crest et Aouste,  pour les voir, les aider et les réconforter ... il nous fallait, avec Yves, prendre des décisions difficiles, au mieux de tous. La période durera près de six mois, avec Claudet à la maison de repos à Apt, maman à la maison de repos Blanchelaine à Aouste, jusqu'au décès de Claudet... à l'hopital d'Apt, le 20 juin 2003, et ses obsèques à Apt, puis à Crest.

Les trois frères n'étaient désormais plus que deux... seuls... après tant d'années de souvenirs fraternels et familiaux heureux...Et c'est ensuite Maman Adrienne qui nous quittera  ...  en 2006, dans sa 90 ème année...

La vie passe assurément bien trop vite. La perte des proches et de ceux qui vous sont chers, vous touchent, et ces disparitions emportent chaque fois définitivement, une partie de vous même...

Quand on prend le temps de regarder en arrière, on s'aperçoit qu'on a pas apprécié suffisamment, et à sa juste valeur, tout le bonheur familial qu'on a eu la chance de pouvoir vivre...!

 

L'homme ne vaut rien d'autre que sa vie.

(JP. Sartre)