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SOUVENIRS....en PHOTOS...

Linteau de Porte d'entrée Maison familiale Crest

La maison de famille comporte un fronton de porte d'entrée d'immeuble, caractéristique des années 1930 avec, en relief et en opposé, feuilles de palmes, poissons et cornes d'abondance, symboles de renouveau, gloire, et vitalité.

les Trois Frères en 1953...

1953 - sur le quai de la drôme

puis 40 ans après, en  1994...

1994 - Les mêmes 40 ans après.

La place au blé... en photos et souvenirs...

la place au blé en 1900 -Crest-
La place au blé avec les halles et la maison de la famille en 2000

La "place au blé", les Halles,  "Motobécane", les commerces, la porte d'entrée, ses symboles ...

 

 

La ''place au blé'' à Crest, s'appelait dans les années 60, la place "Frédéric Mistral" (poëte provençal 1830-1914 comme l'indiquait la plaque installée sur l'immeuble).

Avant 1900, elle s'appelait "place de l'ancien hopital" puis, dans les années 1950, elle devient la place de "la halle au blé" en raison de la présence, depuis le moyen âge, de halles (stockage et vente de graines, blé, orge, avoine, noix). Je me souviens que des sacs de graines étaient montés en étage, par une corde et une poulie, elles-mêmes  remplacées par un cable et un treuil électrique au début des années 60 (précisément lors du passage du voltage de 110 au 220, lequel avait nécessité rappelez vous, le changement dans toutes les maisons, de toutes les ampoules et des moteurs électriques)...

Elle devient donc la place "Frédéric Mistral" durant les années 1960-1980, puis à nouveau et c'est un peu dommage,  "la place au blé"...

Ce quartier que nous appelions "la place au blé" s'étendait du coin de la rue  général Berlier et de la rue Paul Pons à l'ouest, jusqu'à la descente du pont, à l'est.

 

- Au nord, c'était la "grand'rue",  le quartier était délimité par la grande rue, où était installée une épicerie-casino, chez M. Palma, magasin précédemment occupé par un grand café (le café des négociants) et aujourd'hui, par la permanence du Député-Maire M. Mariton puis en remontant cette grand'rue, juste au bas de la ''montée des mines'' une très ancienne épicerie (des morues salées y étaient pendues à l'extérieur, accrochées à des volets en bois), puis en remontant un magasin de tabac-journaux (M. Colombet), puis un magasin de pompes funèbres, puis un fleuriste (M et Mme Guilhaumon), puis le très vieux magasin de quincaillerie ("chez M. Laprat" dont le fils François, qui avait l'âge de Claudet, avait pris la suite, jusqu'à sa retraite récente) -L'immeuble de M. Laprat étant un des plus vieux de Crest, avec une façade remarquable protégée au titre des monuments historiques- puis, en remontant encore,  le magasin de fruits et légumes (chez M.Boucher) et le charcutier (M. Le Squer). En face, la boucherie Ferrand (et leurs fils Jeannot et Jacquot qui étaient de l'âge de Claude) un petit dépôt de vêtements et, juste en haut de la rue de Grenette, une excellente charcuterie (chez M. Perrot), et un local de journaux (dauphiné libéré).

 

- Au sud, la rue du Général Berlier, avec la placette sous les voûtes (qui nous servait de scène de cirque) devant chez Mme Baumier et, plus bas, la rue de "chez Richon" qui permettait de rejoindre directement les quais. (A ce sujet, le record des 3 tours des quais en courant, est toujours détenu par Bernard J...)



Dans les années 1950-1970, les commerces y étaient nombreux et diversifiés:

De l'épicerie de Mme Alexis, puis Mme Cazalet, à l'Ouest chez qui nous allions acheter le lait tous les matins, jusqu'à la papéterie Véziant (puis Chalamel) à l'Est, où commençe la "montée du pont".  Nous trouvions respectivement, un taxi-ambulance (M. Julien Richon),  l'épicerie des halles (M. et Mme René Veillit), un cordonnier (M. Louis Chaudier), un entrepôt avec une pompe à "gas-oil" et un magasin de vente de graines (la Halle au blé : M. Léopold Richaud, sa secrétaire Mle Jacquemin, et son fidèle employé Léo Gaillard); côté halles, ce magasin sera repris par un marchand d'électroménager, puis plus tard, tranformé par un coiffeur (laurent Junique), un magasin de fruits et légumes (Mme Mure), une mercerie (les soeurs Avanzo), un boulanger avec ses célèbres "brassados" (M.  Louis Chaix), remplacé par un assureur (M. René Colomb des assurances l'Union, puis l'UAP) le café des halles (Chez Déchelle, "chez l'aïasse" comme disaient les gendarmes Chaix, Bégou et Wilt qui venaient quelquefois "petitdéjeuner" à la maison) café repris dans les années 70, par Eliette Gorce et son mari avec, plus tard, adjonction de la "laveridéal"; sur la place nous trouvions, le garage "Motobécane" de notre père, le coiffeur (d'abord Maurice Vertupied, puis M. Mirallès) puis, en continuant la rue Général Berlier, la patisserie Paturel (et ses desserts fabuleux), une épicerie (Mme Boulon), le restaurant la Mamie, avec en face, le commerce de graines et de paniers d'osiers (chez  M. et Mme Dessus), un  magasin de vêtements (devenu ensuite un coiffeur) et, au bout,  le café du donjon (chez Victoria, puis chez Bruno) et la papèterie Véziant (puis Chalamel), avec juste en face, le café du globe (chez Marquié).

 

Au total, 3 cafés, 4 épiceries, 2 boulangers patissiers, 2 magasins de graines, 2 coiffeurs, 1 magasin de chaussures, 1 mercerie...(Aujourd'hui, seuls 2 cafés et 1 coiffeur existent).

Avec des enfants nombreux dans les années 50-70:  Claude, Marc et Yves G, Yves R., Georges D.-et sa passion du basket !- et sa soeur Nicole, André C -et sa 4cv !-, avec Christiane et son frère Claude,  les fils et la fille M., Daniel et Odette B., Jean Paul C., Jean Paul et Christine V., Paul et Nanou C. et leurs petits frères, Bernard et Jean-Marie Jules, Martine R. et sa grande soeur, Annie F. et son frère Dédé, la fille B., le fils Col., les "gamins" Ch., Petit, Perrot, et Pierrot M., Maurice V., Jean-Pierre D.,  etc...

Tous allaient aussi à l'école, soit au lycée Armorin pour les grands, soit à St Louis, ou au Joubernon pour les plus jeunes, et enfin à l'Immaculée pour les filles.

Les courses nécessaires à la vie étaient assurées dans le quartier même, de la place au blé, nul besoin d'aller plus loin !...Tout était là, à moins de cent mètres de la place...

 

 

Encore quelques mots souvenirs, sans en abuser... de cette époque :-)

le Guignolet, le Bihr, le marc cassis, la Marquisette, la Clairette, le Pernod, le Berger, le Martini, la Suze, le Baby, le Foetus, le Peppermint, le Pastis, le Casa, le Perroquet, la Tomate, le 51, et toujours le ... Ricard !

C'était l'époque oû l'on se permettait encore un petit verre de Cognac, d'Armagnac, de marc,  ou une petite Gnole du coin.... toujours après le café !...   

 

 

 

 

 ---------------- Moment souvenir du garage "MOTOBECANE" -------------

 

Je me souviens très bien encore de l'activité étonnante du garage de mon père, en particulier les matins entre 10h et midi, où les clients -devenus ensuite des amis- venaient régulièrement discuter des nouvelles de Crest et de la vallée de la Drôme. Tout y passait, les naissances, mariages, décès, la politique locale (beaucoup), nationale (peu)...Il y avait alors M. Charbonnier (ancien brigadier à Marseille), M. Marchandiau (prothèsiste dentaire), M. Lagier (plombier), M. Roubat (routier), Mme Moncorgé (voisine), des gendarmes du moment (M. Gal, et avant, MM. Bégou, Wilt) des religieux (moines du couvent des capucins), M. Schuer (garde municipal), M. Bruyat (pharmacien), M. Géranton (épicier et marchand de café), M. Bégou (cultivateur), M. Vertupied (coiffeur), M. Colomb (assurance l'Union), des amis-clients de Saillans et de La Clastre dont le père et les fils Bonnafond, et bien entendu Lolo Grimaud puis quelquefois, sur le coup de midi, Pierrot Barnier "Maire de Chabrillan" avec sa GS bleue !

 

Bref une réunion quasi quotidienne de gens qui aimaient échanger des expériences, ou des histoires toujours terminées par des rigolades... La bonne humeur régnait autour du poêle à mazout central qui réchauffait les participants l'hiver et qui, l'été, même éteint, demeurait le centre de vie du garage...

A la réflexion, cette bonne humeur générale entre ces gens de tous milieux et de toutes situations, reflétait une véritable joie de vivre durant toutes ces années (1960-1980) où le chômage n'existait pratiquement pas, où la pauvreté était assûmée et la plupart du temps réglée par la générosité et le don de soi, en fait par l'altruisme naturel de ces gens...C'est vrai qu'ils avaient tous connu, vingt ans avant, la guerre de 1939-1945 : la pénurie, la résistance, les drames du Vercors...les difficultés d'approvisionnement ...Tant de misères et de difficultés dont ils ne parlaient guère, et qu'ils voulaient sans doute oublier...En tous cas pour les enfants que nous étions à cette époque là, ce n'était que bonheur de les regarder aussi joyeux !.

 

A propos de rire et de bonne humeur, Je me souviens aussi d'un matin précis, où nous avions tous éclaté de rire en voyant arriver mon père du bout de la place !! ... Il revenait de chez le docteur Fabre qui lui avait ôté un "bouchon de cire " dans l'oreille.. Il était alors arrivé au garage, pour retrouver ses amis, avec une grosse boule de coton dans chaque oreille, et il disait, en riant et ses gros yeux écarquillés : "parlez moins fort,  j'entends trop !"... fallait voir la scène !

 

 

--- Enfin quelques "figures" de la place au blé:

 

Dans les années 50, je me souviens encore bien de quelques métiers aujourd'hui disparus :

- Le maréchal-ferrant qui travaillait dans son garage à quelques pas de la place au blé,

- Le garde municipal, en tenue et képi sombres qui annonçait, après de longs et forts roulements de tambour qui était fixé sur le guidon de son vélo: "Avis à la population... l'eau de la ville sera coupée cet après midi... qu'on se le dise...Avis à la population...L'eau de la ville...".

- Puis dans les années 60-70, de Poulou V, l'employé municipal avec sa casquette bleue et ses excitations subites et inexpliquées, sa voiturette balais et ses pelles; René Veillit avec ses grandes voitures et son expression favorite "y a une chose certaine", René Déchelle avec sa pétanque, le père Chaix avec ses brassados, le père Richon qui dès la sonnerie de son téléphone se relevait subitement de sa petite chaise pour rejoindre en boîtant, sa DS break-taxi; le brigadier Wilt qui ne rigolait jamais, les gendarmes Bégou et Chaix qui rigolaient toujours, les clients du garage qui payaient leur facture en pommes de terre, lard et volailles..., les engoisses du père Richaud qui avertissait... la veille... que "son véhicule pétrolier allait sortir du garage, mais... que le lendemain", M. Vertupied, le coiffeur qui interrompait sa coupe de cheveux, à midi, pour aller "boire un léger" comme il disait, ou M. Mirrales, son successeur qui prenait soin de prévenir publiquement le quartier, à 14h, de sa reprise du travail en criant "au boulot !" tout en ouvrant ses volets...Bref ... que des "figures" !

 

Voici maintenant, quelques petites photos sélectionnées de la famille et des moments forts vécus avec elle.

 

... de 1937 à 2010

Photos de famille  (chrono)++

La place au blé (ex: Frédéric Mistral et ex: Place de l'ancien hopital)
1937 : Maman Adrienne à ses 20 ans
Le Tonton Albert Barnier
A Crest avec Tante Jeanne, Tonton Albert, Lucie, Yves Marco et Claudet (avec la Pogne et les saladiers de fraises au sucre...)
1955 -à Crest- Avec papa Charlot, entre Tatan Lucie et Tante Claire
1953 :les cousins cousines
-Communion de Claudet-1953 :Dominique,Alain,Marco,Claudet,Pascal,Agnès,François.
1956- Ecole St-Louis. Toute la classe en "petit jardinier".
1961- aux Roches avec Loulou
1961 -Charlot et sa soeur Yette à La Baume.. "Charlot, attention au soleil !"
1960 - de Lolo et Yette, jusqu'à Dany à droite, avec Agnès, Jean-louis, Yves et mimi..
1963-Les années Chabrillan -aux Roches- avec notamment Jean-Louis, Pierrick, Jacquie, -près du "petit bois"
Vers le col de la bataille..avec Papa, Jean-Louis et ses deux soeurs et Yves au 1er plan
1963- Un dimanche sur les galets des bords de la Drôme avec le Kodak...
Claudet -16 ans en 1958-
1962- Claudet à l'armée à Carpiane -13-
1966-1967- Avec Jean-Paul devant les halles
Les années Lycée..avec Lamarre, Cadot, Nanou, Jean-Jean, Marcel, Dédé Maxence, Bannet et tous les autres !
1972 dans la Marine, à Toulon- Baudouvin - La Valette du Var
Voilà un texte célèbre de carte postale de Claudet ! (1972)
1973- Maman avec l'Abbé Pierre à l'inauguration de Emmaüs
1974 - le mariage de Yves et de Jacotte à Saillans
Années 1980 à Salernes
70 ans d'Adrienne à Saillans avec Charlot
1986- Six Fours
1987 - Claudet fête ses 45 ans avec ses collègues de Cadarache ! Prêt pour le Maroc !
1990 - St Andéol - Le Huche inspecte la terrasse...
2005-Martinique-Marco inspecte les locaux..
"cousinade 2011"
2005- Adrienne heureuse d'essayer le chapeau de Yves à la maison de reraite